


Marvel Tokon Fighting Soul, c’est l’excellence de Arc System Works au service d'une licence qui parle à tout le monde et c’est une de ces plus grandes forces. On a un jeu magnifique avec un gameplay aux petits oignons. Mais attention c’est un jeu qui vous demandera de l’investissement et même si le gameplay est ultra accessible, il demeure difficile à appréhender pour un débutant, surtout avec son mode tuto est indigeste. On regrettera le mode histoire, peu passionnant, et le manque de contenu solo pour les joueurs plus occasionnels. Il n’en reste que Marvel Tokon est un jeu à ne pas manquer si vous êtes fan de Marvel et, surtout, si vous êtes fan de jeux de combat.
Korea IL-2 Series réussit un pari que je n'attendais plus, faire entrer la simulation de combat dans une dimension presque grand public sans rien renier de son exigence. La claque est d'abord visuelle, cockpits ciselés, avions superbes et pilote enfin modélisé, puis elle devient sensorielle une fois le casque VR sur la tête. Aux commandes, les modèles de vol sonnent juste et chaque appareil a son tempérament, tandis que le mode Commander Career ose vous confier tout un régiment, quitte à bousculer mes habitudes de la série. Tout n'est pas parfait, le cockpit n'est toujours pas cliquable, les nuages manquent de matière et l'IA de combat garde des progrès à faire. Mais ce simulateur d'une époque oubliée, coincée entre hélice et réacteur, m'a happé comme aucun autre depuis longtemps. Il serait dommage qu'il passe sous les radars.
Beast of Reincarnation a quelques bonnes idées de gameplay à faire valoir, mais elles sont enfouies sous une tonne de problèmes difficiles à esquiver. Une certaine sincérité transparait tout de même derrière ces bugs gênants et ces combats qui manquent de mordant. Un beau gâchis donc, parce que le potentiel était là, c'est indéniable.
Bien que la campagne bonus inédite ne soit pas à la hauteur, Halo : Campaign Evolved nous rassure sur l’envie de bien faire de Halo Studios lorsqu’il s’agit de rendre hommage au FPS culte originellement conçu par Bungie. Cette version retravaillée sous Unreal Engine 5 apporte des graphismes magnifiques ainsi que des ajouts bienvenus, que ce soit dans le gameplay ou dans les fonctionnalités. Est-ce que nous aurions aimé que le travail de réimagination aille encore plus loin ? Oui ! Halo reste un bon jeu, mais ce qu’il faisait de mieux a perdu de sa superbe 25 ans après, tandis que ses problèmes de base se remarquent comme un Flood au milieu d’un visage, en 2026.
Il est rare de changer d'avis entre la preview et du test. Pourtant, c'est ce qui est arrivé avec Splatoon Raiders. Plus qu'après 1h30 de jeu, c'est sur le long terme que ce premier épisode de la franchise exclusif à la Nintendo Switch 2 dévoile tout son potentiel. En s'appropriant les codes du shooter-looter à la Borderlands, Splatoon Raiders propose une aventure addictive portée par la variété de ses niveaux, sa sensation de montée en puissance et son gameplay plus grisant que jamais. Avec toutes ses options de personnalisation, chacun y trouvera son compte pour venir à bout des nombreux challenges relevés que propose cette expérience généreuse. Désormais, j'espère que Nintendo offrira un Splatoon Raiders le même suivi qu'a Splatoon 3 pour que cette excellente base continue à être régulièrement alimentée !
Assassin's Creed Black Flag Resynced réussit sa mission de modernisation sur la forme, mais peine à masquer les rides d'une formule en monde ouvert éprouvée sur le fond. L'immersion pirate au cœur des Caraïbes est fantastique, sublimée par des personnages secondaires toujours aussi appréciables qu’ils soient nouveaux ou anciens. Cependant, une caméra souvent aux fraises lors des affrontements, une répétitivité dans l’action parfois lassante et le manque d’améliorations de l’aventure principale empêchent, pour l’instant, ce premier remake d'atteindre les sommets. Car oui, Black Flag Resynced a réussi à me faire imaginer ce que pourrait être un remake des aventures d'Altaïr ou d’Ezio et il est évident que je rêverais de retourner à ces époques dans ces conditions. Cette nouvelle version reste un très bon voyage estival pour les nouveaux venus et un doux moment de nostalgie pour les vétérans. Mais si vous saturez déjà de la formule Assassin’s Creed, ce n’est pas avec Resynced que vous lui accorderez la rédemption.
En se montrant trop respectueux du matériau d'origine, ce remake de Star Fox rate sa cible. Nintendo remet au goût du jour un genre daté sans y insuffler la moindre modernisation de gameplay ni de contenu supplémentaire digne d'intérêt. C'est textuellement le jeu de 1997, transposé en 2026 avec l'intégralité de ses écueils structurels, à commencer par une durée de vie famélique et une IA archaïque. Face à une concurrence moderne et à la tendance actuelle des remakes capables de réinventer de vieilles formules, la proposition de Star Fox s'avère insuffisante... et me fait peur avant la sortie de The Legend of Zelda : Ocarina of Time sur Switch 2 en cette fin d'année. En espérant que plus d'efforts y soient investis.
The Adventures of Elliot : The Millennium Tales porte définitivement bien son nom tant il offre une parenthèse enchantée, à l’image des meilleurs contes de fées, au sein de la myriade de titres sortis cette année. Une fois de plus, Square Enix prouve qu’il a de l’or entre les mains avec la HD-2D et que cette direction artistique compte parmi les créations les plus influentes de ces dernières années. Aujourd’hui, c’est ce très serviable Elliot qui en profite le temps d’une aventure aussi classique que nostalgique, mais surtout remarquablement exécutée et racontée. Si certains moments sortent particulièrement du lot, c’est avant tout grâce à la qualité générale de son écriture — qu’il s’agisse de la trame principale ou des récits secondaires. C’est précisément là que le titre de Square Enix pourrait vous surprendre et vous émouvoir, comme il a su le faire avec moi du début à la fin.
Denshattack est le genre d'expérience qui va vous rappeller pourquoi vous aimez autant les jeux vidéo. De son concept de fou à son level design maitrisé et toujours surprenant, en passant par son OST 5 étoiles, le titre de Undercoders est à n'en pas douter l'une des plus belles surprises de l'année et l'un des temps forts des sorties de cet été 2026.
5 mois après la sortie de Final Fantasy VII Remake, Final Fantasy VII Rebirth reproduit le miracle de son prédécesseur sur Nintendo Switch 2. L'exploit est d'autant plus impressionnant qu'on parle là d'une aventure en monde ouvert à la proposition bien plus ambitieuse que son prédécesseur plus linéaire. Au-delà de concessions graphiques visibles et d'une fréquence en 30 images par seconde, le constat est là : Final Fantasy VII Rebirth tourne dans de bonnes conditions sur Nintendo Switch 2 de façon stable et c'est sûrement le meilleur moyen d'y jouer en nomade. C'est donc l'occasion parfaite de découvrir ou de redécouvrir ce second épisode du remake de Final Fantasy VII avant sa conclusion qui semble imminente.
Ce Mina the Hollower souffre du syndrome des piles usées. Au début, l'énergie est au max : le pixel-art Game Boy Color éblouit et la musique chiptune embelissent un début d'aventure nerveux et challenging. On replonge en enfance. Mais la tension baisse vite : l'absence de carte, l'équilibrage raté des armes et un plateforming punitif font clignoter le voyant rouge de la frustration. Les boss manquent de jus, et le titre de "Jeu de l'année 2026" s'estompe. Yacht Club Games signe un bel hommage, mais oublie de peaufiner sa copie. Une aventure vibrante qui mérite qu’on y use ses piles, quitte à secouer un peu la console pour accepter ses défauts.
Au final, 007 First Light ne surpasse pas son statut d'aptation grand public mais remplit clairement son contrat. Le titre suit rigoureusement un script bien rythmé, nous en met plein les yeux par les décors qu'il présente et nous divertit par l'aiguisage de ses dialogues. On aurait évidemment aimé, pour un jeu vidéo moderne, plus de folies en termes de gameplay et un peu plus de profondeur mécanique. On peut légitimement lui reprocher d'être trop dirigiste, mais en réalité, on lui pardonne volontiers ses errances. On se rappelle surtout qu'on a passé un excellent moment manette en main. Comme devant un bon film 007. Et en réalité, on ne lui en demandait ni plus, ni moins.
Au final, Yoshi & The Mysterious Book est un titre qui s'apparente à ces jolis livres d'images que l'on prend plaisir à feuilleter. On savoure chaque page des premiers chapitres, on s'émerveille devant les illustrations et on prend un certain plaisir à découvrir les secrets cachés. Mais au fil de la lecture, la formule devient prévisible. L'histoire et les mécaniques se répètent, et ce qui relevait de la surprise au début se transforme peu à peu en automatisme. On ressort de l'expérience avec cette étrange sensation d'avoir refermé un bel ouvrage, doux et réconfortant. Un livre créatif, stimulant et accessible à tous à la signature inimitable de Nintendo. Dommage que la plume soit un peu trop linéaire et feutrée pour nous donner envie de le relire d'une traite.
LEGO Batman l’Héritage du Chevalier Noir réussit donc parfaitement ce qu’il vise : être la somme de tout ce qu’il y a de meilleur autour de Batman. Il améliore le gameplay des Arkham, il multiplie les références aux meilleurs films Batman et il relie le tout à travers l’univers rigolo des LEGO. Le titre se paie même le luxe d’être entièrement jouable en coop et d’être hyper généreux avec un monde ouvert rempli de contenus. Ça en fait le jeu LEGO le plus ambitieux jamais sorti, et peut-être même le meilleur, osons-le ! Mais cette formule de jeu LEGO est aussi son plus gros défaut, à cause de niveaux beaucoup trop classiques, prévisibles et redondants, surtout en solo. Si vous êtes fan de Batman, que vous comptiez faire l’aventure en coop ou l’offrir à un enfant, c'est un grand oui. Mais pour ceux qui attendaient la relève des Batman Arkham, c’est un chouette moyen d’attendre, mais mieux vaut attendre de voir ce que Rocksteady réserve à l’avenir.
Le roi du monde ouvert motorisé passe la sixième au pays du soleil levant ! L’édition japonaise du festival Horizon respecte les traditions tout en laissant de la place à la modernité. Forza Horizon 6 revoit légèrement son système de progression et ajoute à son moteur des épreuves “Rush” très funs. Avec la personnalisation toujours plus poussée, les joueurs ont de quoi concrétiser toutes les folies qu'ils auraient en tête. Énorme dans son contenu, superbe graphiquement, fluide, riche dans son monde ouvert, le titre de Playground Games place la barre au sommet du Mont Fuji. Ce n’est pas seulement un Forza Horizon exceptionnel : il s'agit du meilleur, tout simplement.
Brillant, irrévérencieux et visuellement époustouflant, Mixtape est un chef-d'œuvre sensoriel indispensable pour quiconque a déjà eu 17 ans et l'envie de refaire le monde, un casque sur les oreilles. Beethoven & Dinosaur fait preuve d'une créativité folle pour mettre en scène son parcours musical, conduit par un trio ultra attachant. Un panthéon du jeu narratif qui frappe en plein cœur.
Saros n’est pas qu’un successeur de Returnal : c’est son évolution brute. En plaçant l’absorption de projectiles au cœur du jeu, Housemarque signe un shooter viscéral où l'agressivité est récompensée. Si l’aspect roguelite manque parfois de variété et de folie dans son arsenal, l’utilisation de la DualSense de la PS5 offre un shoot de dopamine inégalé. Plus accessible mais toujours exigeant, c’est une pépite incontournable pour les amateurs qui n’a pas son équivalent dans les jeux de tir.
Tomodachi Life n’attend rien de plus de nous que nous le picorions comme une petite boîte de nuggets. C’est le side que vous commandez dans un fast-food quand il vous reste un petit creux après le burger. Malheureusement, vous réalisez bien trop tard que l’employé a oublié de mettre cedit burger dans la commande (vous savez très bien de quoi je parle). Vous allez donc devoir vous contenter de cette petite entrée. Les ajouts apportés à l’épisode 3DS sont bienvenus, la personnalisation est fabuleuse, l’éditeur de Mii constitue un classique en tant que tel. Mais Tomodachi Life : Une Vie de rêve n’est pas un chef-d'œuvre de la simulation de vie. Toutefois, c’est probablement la plus drôle du genre. Si vous cherchez un titre pour vous investir des centaines d'heures, vous risquez de trouver l'île bien déserte. Mais si vous avez besoin de voir de temps en temps votre patron en costume d'œuf pour oublier vos mails en retard, alors l'expérience vaut le détour.JV.com est un site internet de jeux vidéo édité en France
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