


Si on entretenait quelques réserves quant à ce Halo Campaign Evolved sous Unreal Engine 5, force est de constater que le résultat final est globalement plutôt convaincant. La refonte graphique du remake flatte fort agréablement la rétine tout en restant le plus fidèle possible à la direction artistique unique du jeu original sorti 25 ans plus tôt, et le gameplay plus dynamique conserve également la patte inimitable de la franchise, avec quelques agréables touches de modernité. Il y a cependant plusieurs ombres au tableau, comme parfois un manque handicapant de lisibilité de l’action, une « VF » à l’IA honteuse, et l’absence d’un mode multi qui pourrait faire du tort à cette tentative de renouveau de la légendaire franchise de Xbox. On espère donc que cette première impulsion d’Halo Studios permettra malgré tout de relancer la machine sur de bonnes bases, avec notamment un remake du second volet probablement déjà dans les cartons, et surtout une expérience multijoueur digne de ce nom qui arrivera dès que possible pour pérenniser l’ensemble.
Abordage réussi pour cet Assassin's Creed Black Flag Resynced qui continuera de figurer parmi les meilleurs et les plus populaires de la licence. C'est l'entrée parfaite pour celles et ceux qui n'ont pas eu l'occasion de le découvrir à l'époque, et une vraie piqûre de nostalgie pour les fans de la première heure. C'est globalement très beau, immersif, agréable à parcourir et suffisamment long pour nous tenir en haleine plusieurs dizaines d'heures sans forcer. Cela étant, ne vous attendez pas à un remake de la teneur d'un Resident Evil par exemple. Si la refonte est généreuse et bien présente, elle ne va pas suffisamment au fond des choses pour bouleverser l'expérience d'il y a 13 ans, et le jeu peut même paraître un poil vieillot sur quelques aspects. Suffisamment pour le bouder ? Certainement pas. Si vous aimez Assassin's Creed, vous en aurez pour votre argent. Mais il restera une petite amertume en fond de cale qui nous fera nous dire que l'on est peut-être passé à côté d'une vraie claque.
Le remake de Star Fox préserve complètement l’essence de Lylat Wars tout en modernisant non seulement ses graphismes, mais aussi ses mécaniques. Cependant, il s’en est passé du temps depuis la grande époque de la Nintendo 64. Alors, même si le charme des personnages et le pilotage des Arwings font toujours effet, cette refonte manque d’audace pour pallier les limites du rail shooter aujourd’hui. Pour 50 euros, ça reste une bonne opportunité de redécouvrir une exclusivité majeure de l’histoire de la firme de Kyoto, mais il en faudra plus pour remettre vraiment en orbite la licence.
S’il ne devait y avoir qu’un seul jeu d’aventure dans votre valise cet été, ce serait sans conteste The Adventures of Elliot: The Millennium Tales. Sans révolutionner le genre, il en incarne les meilleurs aspects avec son aventure généreuse, savamment construite, une exploration qui sait vous récompenser et un monde immersif dont on se sent réellement le héros. La comparaison inévitable avec Zelda et ses donjons trop génériques n’en feront peut-être pas l’une des nouvelles références en la matière, mais il en reste néanmoins l’un des représentants les plus honorables de ces dernières années.
FF7 Rebirth sur Nintendo Switch 2 n’est pas la version que certains auraient rêvée. C'est celle qu’on pouvait espérer : solide sur ses appuis, sans esbroufe et pleine de charme. Ce ne sera pas la plus belle, et ce serait mentir que de prétendre le contraire. Mais les meilleures aventures ont rarement eu besoin de la meilleure résolution du monde pour marquer les esprits, elles ont besoin d’être vécues et ressenties. Ce portage l’a compris mieux que quiconque. Il y a quelque chose de foncièrement addictif à emporter un jeu aussi grand et aussi généreux partout avec soi. Les concessions sont réelles, l’âme est intacte. Et franchement, pouvoir faire une partie de Queen’s Blood dans le métro entre quelques stations, c’est le genre de liberté à laquelle on ne veut plus renoncer une fois qu’on y a goûté. Il faudra juste y plonger en tout état de cause : le plaisir de jouer prime sur le technique avec cette version.
Après 14 ans d’absence, 007 First Light offre donc à James Bond un retour fracassant dans le petit monde du jeu vidéo. S’il ne révolutionnera pas l’industrie comme l’a fait GoldenEye en son temps, on a sans conteste droit ici à l’une des meilleures expériences vidéoludiques de tous les temps dans la peau de l’espion culte. IO Interactive a autant su adapter son savoir-faire issu des jeux Hitman que de proposer un gameplay pêchu et spectaculaire ponctuant de manière haletante un scénario qui n’a pas à rougir des films autour du personnage imaginé par Ian Fleming. Une première lumière éclatante au service de sa Majesté, et on lui souhaite un avenir tout aussi brillant, si les circonstances le permettent.
Directive 8020 ne sera peut-être pas la révolution que certains espéraient, mais il s’impose tout de même comme une évolution intéressante de la formule The Dark Pictures. Avec ce nouveau titre, Supermassive Games tente des choses, expérimente, et nous offre ainsi une aventure accrocheuse sur le plan narratif, mais dont le gameplay souffre malheureusement d’une approche bien trop scolaire. Cela n’en reste pas moins un bon jeu pop-corn malgré tout, qui plaira certainement aux amateurs du genre et aux fans d’expériences horrifiques un peu goofy.
Invincible VS est le jeu de combat rafraîchissant que l’on attendait, aussi bien par sa direction artistique que par son gameplay, forcément frustrant pour celui qui encaisse les coups mais très agréable et jouissif pour celui qui les distribue. La balance attaque-défense est plutôt bonne, avec un petit penchant pour le gameplay agressif tout de même, et la fidélité à la série est parfaite, avec du contenu original en prime. Il faudra juger ce dernier sur la durée et on ne peut malheureusement s’empêcher de se dire qu’il aurait été plus intéressant de raconter les histoires d’Invincible, quitte à faire revivre pour certains les grands moments de la série, plutôt que de nous livrer une histoire inédite.
Difficile de cacher notre déception face à Aphelion, qui s’impose comme la définition même du jeu moyen. Si rien n’est foncièrement mauvais ou raté dans le titre de Don’t Nod, tout reste malgré tout perfectible à bien des niveaux, ce qui nous laisse inévitablement un sentiment amer une fois l’aventure terminée. On en ressort en effet avec la sensation d’être passé à côté d’une potentielle grande aventure, dont les bonnes idées, pourtant présentes, n’ont pas su être exploitées comme il se doit par le studio. Dommage.
Comme on pouvait s’y attendre, SAROS s’impose comme un digne successeur spirituel à Returnal, et même un peu plus encore. Loin de se reposer sur ses lauriers, Housemarque a su capitaliser sur les solides fondations de son dernier titre pour nous offrir une aventure toujours aussi grandiose, marquée par l’ajout de nouveautés qui l’ouvrent à un plus large public. Plus accessible, SAROS n’en reste toutefois pas moins une expérience à la fois exigeante et exaltante, qui procure d’incroyables sensations. De quoi en faire un nouvel indispensable du catalogue de la PS5, donc, qui tient une fois encore l’une de ses meilleures exclusivités grâce au studio finlandais.
Outre sa délicieuse patte artistique mêlant avec brio les inspirations du côté de Cuphead, des premiers cartoons de Mickey et des films noirs des années 30, Mouse PI For Hire est par essence un boomer shooter classique, mais très efficace et plaisant à parcourir. Même si son côté « détective » est globalement anecdotique, on a globalement beaucoup apprécié suivre cette aventure frénétique dans la peau de Troy Baker… Jack Pepper, malgré un dernier tronçon un peu pénible qui laisse un arrière-goût de fromage qui manque un peu d’affinage. Rendez-vous sur le DLC à venir plus tard pour vraiment boucler l’enquête en beauté ?
Tomodachi Life Une vie de rêve sera bien l’une des sorties incontournables de ce printemps. En faisant revenir cette licence unique sur Nintendo Switch, Big N nous rappelle combien les Mii ont un pouvoir comique puissant et inégalé. Plus encore, Nintendo nous offre une véritable parenthèse de légèreté qui, comme Animal Crossing New Horizons en son temps, permet d'échapper à une réalité particulièrement anxiogène. Même si la proposition ne pourra pas plaire à tout le monde tant elle se démarque dans son identité, elle sera au contraire le théâtre privilégié de toutes celles et ceux qui ont envie de s’octroyer de petites sessions de jeu sans prise de tête et pleine de surprises.
Après des années d’attente et de multiples previews, on peut enfin le certifier : Pragmata s’impose bel et bien comme la surprise que l’on attendait. Douée d’un gameplay rafraîchissant et d’un duo de protagonistes fort attachant, la nouvelle licence de Capcom nous plonge au cœur d’un monde fabuleux, que l’on se plaît à découvrir de bout en bout malgré la présence de petites lacunes ici et là. Et si ces dernières empêcheront peut-être le titre d’avoir un impact aussi considérable que ce que l’on espérait à l’origine, cela n’en reste pas moins une franche réussite pour le studio, qui continue de nous livrer de nouvelles œuvres originales qui font beaucoup de bien.
Toujours aussi frais et inventif, Super Mario Bros Wonder fait un retour gagnant sur Nintendo Switch 2. La formule brillante de 2023 est préservée au profit d’améliorations visuelles et de nouveaux contenus annexes. On découvre avec bonheur le Parc Bellabel, ses mini-jeux et ses quelques secrets. Même si cette zone inédite ne peut s’expérimenter qu’en multijoueur, l’aventure solo reste toujours aussi impeccable et s’enorgueillit désormais d’autres figures pour prêter main forte au Royaume des Fleurs. Cette nouvelle mouture s’adresse avant tout à celles et ceux qui n’auraient jamais joué à la version originale ou aux fans friands d’expériences multi.
Statu quo pour WWE 2K26 avec ce millésime qui ressemble, finalement, beaucoup au précédent. Sans le dénaturer totalement, il tente de changer certains aspects du gameplay et du contenu avec plus ou moins de réussite, sans véritablement le bouleverser ou le faire évoluer non plus. Reste qu’on apprécie toujours autant passer du temps sur un WWE 2K, revivre certaines épopées ou écrire la sienne, dans un jeu qui est tout de même doté d’une sacrée durée de vie. Assez, en tout cas, pour accompagner nos nuits pendant le prochain Wrestlemania.
Dans la même veine que les derniers portages d’exclusivités PS5 en date, Nixxes nous livre ici une version PC de Death Stranding 2 d’excellente facture. Graphiquement et techniquement quasi impeccable à part quelques petits glitches à déplorer, plaisant à jouer tant au combo clavier/souris qu’aux manettes, spécifiquement à la DualSense et avec de sympathiques ajouts en prime via une mise à jour gratuite, on a ici clairement droit à la forme ultime du dernier bébé de Kojima Productions. Un portage d’une telle qualité rend d’autant plus regrettable le fait que Sony ait a priori décidé d’arrêter d’adapter sur PC d’autres exclusivités solo PS5 à l’avenir. Celui-ci revêt donc un caractère très singulier, et représente bon gré mal gré un très beau chant du cygne pour cette page de l’histoire de PlayStation qui se clôture sur une plage.
Malgré une prise en main très délicate dans les premières heures, ses défauts et les frustrations que l’expérience peut procurer, Crimson Desert est sans conteste une aventure à part dans le paysage vidéoludique. Rarement un jeu n’a su mélanger de manière aussi convaincante combats épiques, exploration propice à l’expérimentation et simulation de vie dans un monde ouvert médiéval-fantastique aussi massif, et pourtant si cohérent et addictif. Le titre de Pearl Abyss ne s’adresse pas à tout le monde et risque clairement de diviser, mais il saura emporter les plus déterminés pendant des centaines d’heures de plaisir à se perdre dans sa proposition étourdissante de générosité. Il lui manque cependant un peu de peaufinage pour pleinement briller et être en mesure de s'asseoir sans rougir à la table des plus grands jeux bacs-à-sable en monde ouvert de tous les temps.
Avec Planet of Lana 2 Children of the Leaf, Wishfully perfectionne un peu plus sa formule avec un certain talent. Doué d’une narration plus élaborée, cette suite nous embarque dans un nouveau voyage riche en émotions, qui nous séduit à la fois par la beauté de son récit que par la claque artistique qu’il nous procure à chaque instant. Ses améliorations de gameplay sont également à souligner, même si quelques faiblesses subsistent encore dans le dernier tiers de l’aventure. Mais rien qui ne vienne gâcher l’expérience, heureusement, dont on ressort malgré tout avec le sentiment d’avoir passé un beau moment.Gameblog est un site internet de jeux vidéo édité en France
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